La Souveraineté Numérique à l’ONU : Une Initiative Mondiale pour Remplacer les Géants Américains du Cloud par des Technologies Open Source

La Souveraineté Numérique à l’ONU : Une Initiative Mondiale pour Remplacer les Géants Américains du Cloud par des Technologies Open Source

Lors de la Semaine de l’Open Source à l’ONU, la souveraineté numérique a émergé comme un thème central, marquant une volonté croissante des pays de s’affranchir de la dépendance envers les entreprises technologiques américaines. L’événement a rassemblé des ministres et des techniciens venant d’horizons divers, tels que l’Allemagne, l’Irlande, le Maroc et la Tanzanie, qui ont mis en avant l’importance des technologies open source, de l’interopérabilité et de l’IA ouverte comme conditions pour contrôler les systèmes numériques critiques de leurs nations.

La Transition vers l’Open Source

La notion de souveraineté numérique évolue vers un principe axé sur la propriété des données et des infrastructures, permettant aux pays de changer de fournisseurs sans perturber les services essentiels. Cela se fait par l’adoption de standards ouverts et de solutions open source, considérées comme des éléments structurels de l’infrastructure numérique. Ces changements sincères visent à éradiquer la dépendance vis-à-vis de géants tels que Microsoft, Google ou Amazon Web Services, signalant pour beaucoup une envie d’autonomie.

Cas des Pays du Sud : L’Exemple de la Tanzanie

La Tanzanie a offert un aperçu frappant de ce que signifie la souveraineté numérique en pratique. La ministre Angellah Jasmine Kairuki a affirmé que le pays passait d’un statut de « consommateur passif » à celui de « créateur actif de technologie ». À ce jour, plus de 90 % des systèmes gouvernementaux tanzaniens fonctionnent sur des technologies open source, soutenus par des lois telles que la Loi sur l’autorité e-gouvernementale de 2020. Cette transition vers l’open source met en lumière une prise de contrôle locale de la technologie qui positionne la Tanzanie comme un modèle pour d’autres nations.

L’Interopérabilité et l’IA : Vers une Souveraineté Complète

Les discussions ont également touché l’importance de l’IA et de son infrastructure connexe. Les conférenciers ont averti que la centralisation des données et des gouvernances dans une poignée de fournisseurs pourrait reproduire des biais à grande échelle. Sergio Gago, CTO de Cloudera, a souligné que pour atteindre une véritable souveraineté, les institutions doivent être en mesure de poser des questions cruciales concernant leurs données, leur accès et la continuité de leurs opérations face à un changement de fournisseur.

Un Appel à l’Action pour l’Europe

Les responsables européens, comme Louise McKeever d’Irlande, ont redéfini la souveraineté numérique comme un enjeu de choix et de résilience en matière de services numériques gouvernementaux. Leur approche privilégie l’ouverture et la sécurisation des infrastructures tout en restant connectés à un écosystème numérique mondial.

Appel à la Collaboration et à la Maintenance de l’Open Source

Les bureaux de programmes open source (OSPOs) ont été évoqués comme un moyen de transformer la volonté de souveraineté numérique en actions concrètes. Ces structures peuvent aligner les choix open source avec les missions institutionnelles et fournir un cadre légal pour la collaboration qui repousse les incertitudes réglementaires.

Conclusion : Une Nouvelle Vision pour l’Avenir Numérique

Alors que la tendance vers la souveraineté numérique s’accélère, il est clair que le soutien à l’open source est un impératif, non seulement pour permettre l’indépendance, mais aussi pour construire un avenir numérique durable pour les nations du monde entier. Au cours de cette semaine à l’ONU, les participants ont convenu que la souveraineté numérique sans open source « est une contradiction en termes », marquant un tournant dans l’adoption des technologies numériques au niveau mondial.

Pour en savoir plus, consultez l’article complet sur ZDNet : Digital Sovereignty: UN Global Push to Replace US Cloud Giants with Open Source Tech.