La Souveraineté Numérique : Une Initiative Mondiale pour Remplacer les Géants Américains du Cloud par la Technologie Open Source

Lors de la récente Semaine Open Source de l’ONU, la souveraineté numérique est devenue le thème central, avec un consensus croissant sur la nécessité de se libérer de la dépendance aux entreprises technologiques américaines. Des ministres et techniciens de pays tels que l’Allemagne, l’Irlande, le Maroc et la Tanzanie ont souligné l’importance des technologies open source et de l’interopérabilité pour sécuriser la propriété numérique nationale et contrôler les systèmes critiques.

L’idée de la souveraineté numérique ne se limite pas à la construction de technologies nationales isolées ; elle inclut la capacité de gérer ses propres données et infrastructures, tout en ayant la flexibilité de changer de fournisseur sans perturber les services essentiels. Les discussions ont mis en avant que l’open source est désormais devenu un outil indispensable pour cette indépendance technologique.

À l’instar d’autres pays, la Tanzanie illustre cette évolution en adoptant largement les technologies open source pour un pourcentage impressionnant de plus de 90 % de ses systèmes gouvernementaux. Angellah Jasmine Kairuki, ministre tanzanien, a articulé la transition de son pays vers une position de « créateurs actifs de technologie » plutôt que de « consommateurs passifs ». Ce changement est soutenu par des cadre législatifs comme la loi sur la Protection des données personnelles de 2023.

Sur le front de l’intelligence artificielle, des experts comme Sergio Gago, CTO de Cloudera, ont averti que la concentration des données et des infrastructures dans quelques fournisseurs entraîne des biais qui affectent le reste de l’écosystème. Il a plaidé pour une « souveraineté IA », qui nécessite des systèmes ouverts et interopérables.

D’un autre côté, les responsables européens ont redéfini la souveraineté numérique comme un « choix et une résilience » dans un écosystème interconnecté, soulignant que cela ne signifie pas posséder chaque technologie, mais maintenir un contrôle solide sur l’infrastructure numérique.

La création d’Agences Technologiques Souveraines (OSPO) a également été discutée, un mécanisme permettant aux institutions de passer de la volonté de souveraineté numérique à sa réalisation concrète. Ceci inclut une coopération entre les gouvernements, les entreprises et les communautés pour co-financer et co-maintenir des composants partagés.

Cependant, la position critiquée des États-Unis a été d’alerter sur le fait que le mouvement vers la souveraineté numérique pourrait mener à une « médiocrité synchronisée » sans avancées significatives. Avec un certain mépris pour cette vision, l’idée que l’open source peut construire l’avenir a été largement acceptée par les participants de la conférence.

Le consensus général au cours de cette Semaine Open Source de l’ONU est que la souveraineté numérique et l’open source sont indissociables ; la direction vers un avenir informatisé véritablement indépendant dépendra de l’engagement à utiliser des technologies ouvertes et transparentes.

Pour plus d’informations, lisez l’article complet sur ZDNet ici : https://www.zdnet.com/article/digital-sovereignty-un-global-push-to-replace-us-cloud-giants-with-open-source-tech/.